{"id":6,"date":"2025-09-08T13:17:06","date_gmt":"2025-09-08T11:17:06","guid":{"rendered":"https:\/\/v2025.cloneweb.net\/?p=6"},"modified":"2025-09-08T15:01:34","modified_gmt":"2025-09-08T13:01:34","slug":"critique-la-citta-proibita","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/v2025.cloneweb.net\/?p=6","title":{"rendered":"Critique : La Citt\u00e0 Proibita"},"content":{"rendered":"\n<p>Gabriele Mainetti nous avait d\u00e9j\u00e0 impressionn\u00e9 avec son premier film <strong><a href=\"https:\/\/www.cloneweb.net\/critique-on-lappelle-jeeg-robot\/\">Lo chiamavano Jeeg Robot<\/a><\/strong>, qui m\u00e9langeait super-h\u00e9ros et gangster italien avec un panache certain, et c\u2019est peu dire que nos espoirs s\u2019\u00e9taient confirm\u00e9s sur <strong>Freaks Out<\/strong>, dont l\u2019ambition de film historique fantastique \u00e9tait intacte \u00e0 l\u2019\u00e9cran dans une production solide et g\u00e9n\u00e9reuse. <br>Nouvel \u00e9tendard d\u2019un cin\u00e9ma transalpin hybride qui revendique aussi bien les genres qu\u2019il investit que ses origines, Mainetti ne semble pas s\u2019\u00eatre tari dans ses ambitions avec <strong>La Citt\u00e0 Proibita<\/strong>, o\u00f9 il s\u2019attaque au film d\u2019arts martiaux avec une interpr\u00e8te chinoise perdue en plein Rome \u00e0 la recherche de sa soeur disparue\u2026<br><br>Apr\u00e8s un rapide flash-back en pleine campagne chinoise, le film d\u00e9marre sur notre personnage principal en train d\u2019infiltrer ce qui semble \u00eatre un gang mafieux qui tient un bordel. Tr\u00e8s vite, l\u2019infiltration va tourner court et notre h\u00e9ro\u00efne va faire parler ses poings pour se frayer un chemin d\u2019abord dans les sous-sols, puis dans les cuisines d\u2019un restaurant chinois, l\u2019occasion pour le cin\u00e9aste d\u2019embrasser les codes du genre et une mise en sc\u00e8ne percutante, o\u00f9 les corps ont t\u00f4t fait de s\u2019\u00e9craser dans toutes les caisses et meubles \u00e0 proximit\u00e9, \u00e0 mesure que la spectaculaire <a href=\"https:\/\/www.instagram.com\/_liuyaxi\/\">Yaxi Liu<\/a> d\u00e9glingue ses opposants un \u00e0 un avec ses poings qui tapent \u00e0 la vitesse de l\u2019\u00e9clair, tandis que les couteaux et casseroles volent dans tous les sens.<br>Au terme de cette introduction p\u00e9taradante, un \u00e9l\u00e9ment vient perturber le d\u00e9cor : quand la jeune femme sort en pleine rue pour \u00eatre en r\u00e9alit\u00e9 au beau milieu de Rome et se fondre dans la foule.<br>Une note d\u2019intention on-ne-peut-plus claire, et qui ne suffit pourtant pas pour exposer tout le projet d\u2019un film qui va faire le pont entre les deux cultures en permanence.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><a href=\"https:\/\/www.cloneweb.net\/wp-content\/uploads\/La-Citta-Proibita-cover.jpg\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.cloneweb.net\/wp-content\/uploads\/La-Citta-Proibita-cover-1024x576.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-52233\"\/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du spectre, il y a notre h\u00e9ros italien, un cuisinier croulant sous le travail dans le modeste restaurant familial, dont l\u2019oncle mafieux va se retrouver confront\u00e9 aux m\u00e9faits de notre fameuse combattante, les responsables de chaque \u00e9tablissement allant vite la traquer et se menacer \u00e0 tout va.<br>Un beau bordel qui va \u00eatre le terreau parfait pour faire passer toutes les envies de cin\u00e9ma d\u2019un r\u00e9alisateur qui veut creuser et tirer le maximum de chaque \u00e9l\u00e9ment esth\u00e9tique et narratif auquel il se r\u00e9f\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Tr\u00e8s vite, il est ainsi difficile de mettre <strong>La Citt\u00e0 Proibita<\/strong> dans une case.<br>Il y a par exemple le personnage de la m\u00e8re italienne qui tient le restaurant, camp\u00e9e par Sabrina Ferilli (vue notamment dans la Grande Bellezza), qui semble avoir canalis\u00e9 la Sophia Loren en elle pour incarner la matriarche italienne ultime, pulpeuse et aux petits soins avec son fils mais \u00e9galement romantique, en deuil de son mari disparu et avec un caract\u00e8re bien tremp\u00e9.<br>Ce personnage un peu clich\u00e9 au premier abord va gagner en \u00e9paisseur au fur et \u00e0 mesure du film, avec une qu\u00eate de reconstruction dans le temps, devant tourner la page d\u2019un pass\u00e9 r\u00e9volu dont elle ne parvient pas \u00e0 se d\u00e9tacher. Dans le m\u00eame genre, l\u2019oncle mafieux va lui aussi \u00e9tendre sa partition un peu simplette en d\u00e9but de film pour r\u00e9v\u00e9ler les d\u00e9mons d\u2019une existence tourment\u00e9e, qui culminent ici dans une intrigue qui confronte les torts des g\u00e9n\u00e9rations pass\u00e9es sur la cohabitation avec d\u2019autres cultures, et les petits arrangements honteux qui ont ciment\u00e9 l\u2019occident comme colonisateur perfide.<br>Tous les personnages du film ont ainsi un arc narratif propre, r\u00e9sultat d\u2019une histoire \u00e9crite m\u00e9ticuleusement par un cin\u00e9aste qui prend r\u00e9solument \u00e0 c\u0153ur son travail.<\/p>\n\n\n\n<p>Mainetti a pens\u00e9 son film comme un choc des cultures permanent, ce qui passe d\u00e9j\u00e0 par des variations esth\u00e9tiques continues, le film embrassant l\u2019architecture et le style chinois d\u2019un c\u00f4t\u00e9, et les versants italiens de l\u2019autre, comme si on voyageait de part et d\u2019autre du globe en continu.<br>L\u2019\u00e9quipe derri\u00e8re la direction artistique, les d\u00e9cors et costumes s\u2019en est donn\u00e9e \u00e0 coeur joie pour que l\u2019ensemble soit imposant, fourmillant de petits d\u00e9tails et de couleurs, histoire que le rendu \u00e0 l\u2019\u00e9cran soit aussi cr\u00e9dible que chatoyant, le tout \u00e9tant sublim\u00e9 par un travail soign\u00e9 sur la photographie, qui n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 aller piocher dans certains cadres typiquement hong-kongais pour filmer des ruelles mal fam\u00e9es la nuit, ou \u00e0 l\u2019inverse en enveloppant ses personnages avec romantisme fa\u00e7on Fellini.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans une d\u00e9marche similaire \u00e0 celle d\u2019un Tarantino, Mainetti semble avoir bouff\u00e9 du cin\u00e9ma de tous les bords pour en dig\u00e9rer la grammaire et la r\u00e9utiliser \u00e0 bon escient, en ayant \u00e0 coeur de livrer une mise en sc\u00e8ne ample et \u00e9l\u00e9gante, \u00e9videmment en scope, pour convoquer le classicisme \u00e0 l\u2019ancienne et le moderniser de l\u2019int\u00e9rieur. Alors il faut \u00e9videmment calmer les ardeurs, le r\u00e9alisateur n\u2019ayant pas un style aussi tranch\u00e9 et singulier que ce bon vieux Quentin, mais il manie sa cam\u00e9ra avec une aisance certaine, et trouve toujours comment embrasser le potentiel de chaque sc\u00e8ne de la fa\u00e7on la plus pertinente.<br>Et il faut \u00e9videmment saluer au passage le travail formidable du compositeur Fabio Amurri, qui m\u00e8ne un num\u00e9ro d\u2019\u00e9quilibriste bluffant en jonglant entre les instruments typiques de chaque pays pour mettre en musique ce mariage international.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/www.cloneweb.net\/wp-content\/uploads\/The-Forbidden-City-Une.webp\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.cloneweb.net\/wp-content\/uploads\/The-Forbidden-City-Une.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-52234\"\/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>On ne cesse de parler de rencontre depuis le d\u00e9but de cette critique, et ce n\u2019est pas un hasard tant c\u2019est le c\u0153ur du film. Avant l\u2019action et les magouilles de gangsters, <strong>La Citt\u00e0 Proibita<\/strong> est avant tout l\u2019histoire de ces deux \u00eatres que tout oppose et qui vont s\u2019allier malgr\u00e9 eux pour briser les fronti\u00e8res et proposer un avenir plus s\u00fbr. La rencontre entre Enrico Borello et Yaxi Liu aurait presque des airs de Rom\u00e9o &amp; Juliette moderne, mais son \u00e9criture est plus subtil, d\u00e9j\u00e0 parce qu\u2019elle inverse les sch\u00e9mas classiques en faisant de la dame celle qui m\u00e8ne la charge face \u00e0 un homme l\u00e9g\u00e8rement d\u00e9pass\u00e9 par les \u00e9v\u00e8nements, et \u00e0 des ann\u00e9es lumi\u00e8res des capacit\u00e9s martiales de sa partenaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Impossible de parler du film sans saluer la d\u00e9couverte de Yaxi Liu, charismatique \u00e0 souhait et absolument bluffante dans les sc\u00e8nes de combat, qu\u2019elle m\u00e8ne avec une d\u00e9termination et une agilit\u00e9 spectaculaires.<br>D\u2019autant que Mainetti a bien appris ses gammes, et prend en compte son gabarit dans son style de combat et ses fresques face \u00e0 ses opposants. Tel un Brad Bird, il souligne la nature du personnage, f\u00e9minine et svelte face \u00e0 des corps masculins souvent imposants, dans sa fa\u00e7on de se battre, comme ce passage dingue o\u00f9 notre h\u00e9ro\u00efne d\u00e9glingue un type 3 fois plus grand qu\u2019elle en utilisant une botte de fleurs, dont les \u00e9pines sur les tiges vont en faire un fouet redoutable face \u00e0 ce g\u00e9ant qui a plus tendance \u00e0 faire des trous dans les murs avec ses poings. L\u2019actrice est \u00e0 l\u2019origine une cascadeuse mais elle a un vrai talent de com\u00e9dienne et Mainetti la met en valeur, notamment lors d\u2019une sc\u00e8ne sid\u00e9rante o\u00f9 elle se retrouve seule dans une robe rouge flamboyante au milieu d\u2019une arm\u00e9e de gangsters, pour mieux mener la charge avec une rage palpable, telle une tornade qui d\u00e9ferle avec toute la haine du monde, dans un crescendo dramatique parfaitement orchestr\u00e9. On a h\u00e2te de suivre sa carri\u00e8re par la suite tant elle est ici iconique, et d\u00e9sol\u00e9 pour l\u2019autre premier r\u00f4le jou\u00e9 par Enrico Borello, aussi tr\u00e8s bon dans son r\u00f4le mais forc\u00e9ment moins d\u00e9monstratif. Cela \u00e9tant, il faut bien lui reconna\u00eetre d\u2019avoir men\u00e9 par sa barque efficacement tant il r\u00e9ussit \u00e0 \u00eatre attachant et dr\u00f4le, en hallucinant en permanence sur les proportions que prennent cette histoire dans sa vie.<\/p>\n\n\n\n<p>Toujours est-il que ce duo atypique va devoir malgr\u00e9 tout s\u2019apprivoiser, d\u2019autant qu\u2019ils ne parlent absolument pas la m\u00eame langue. Mainetti et ses producteurs ont eu le courage d\u2019aller au bout de leur d\u00e9marche, assumant pleinement l\u2019italien ET le chinois dans le texte, le couple d\u00e9gainant vite leurs t\u00e9l\u00e9phones pour essayer de comprendre ce que l\u2019autre dit. Un proc\u00e9d\u00e9 plut\u00f4t bien g\u00e9r\u00e9 dans les dialogues alors qu\u2019il a tout pour \u00eatre laborieux, et qui ne parasite pas du tout la fluidit\u00e9 du film.<br>On pourrait prendre \u00e7a pour une pub d\u00e9guis\u00e9e pour Google Traduction et les autres moteurs d\u2019IA, mais c\u2019est aussi un film de son temps, conscient du monde dans lequel il \u00e9volue, et les sc\u00e9naristes ont trouv\u00e9 le moyen de renouveler les allers-retours entre les langues tout du long pour \u00eatre s\u00fbr de ne pas parasiter son bon d\u00e9roulement tout en restant un minimum r\u00e9aliste.<br>Il n\u2019emp\u00eache que cette id\u00e9e simple ancre la condition de chaque personnage, et si Mainetti appuie sur certains clich\u00e9s volontairement (notre cuistot habitu\u00e9 \u00e0 faire des recettes italiennes qui se trouve un peu d\u00e9muni devant les ingr\u00e9dients d\u2019une cuisine chinoise\u2026), il parvient \u00e0 le traiter avec une d\u00e9licatesse et un amour pour ses personnages qui transpire \u00e0 l\u2019\u00e9cran.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><a href=\"https:\/\/www.cloneweb.net\/wp-content\/uploads\/Etrange-festival-2025-the-forbidden-city-gabriele-mainetti-critique-film-scaled-1.jpg\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.cloneweb.net\/wp-content\/uploads\/Etrange-festival-2025-the-forbidden-city-gabriele-mainetti-critique-film-scaled-1-1024x576.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-52235\"\/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>C\u2019est peut-\u00eatre ce qui rend <strong>La Citt\u00e0 Proibita<\/strong> aussi r\u00e9jouissant dans le fond : le film d\u00e9gouline d\u2019amour pour chaque \u00e9l\u00e9ment qu\u2019il convoque, et semble \u00eatre aussi passionn\u00e9 par les mafieux arrogants, les petites frappes \u00e0 leur service, les veuves en qu\u00eate de sens, les arts martiaux ou l\u2019amour naissant entre deux \u00eatres.<br>Mainetti se permet au passage une d\u00e9claration flamboyante \u00e0 la ville de Rome, qu\u2019il utilise certes comme un terrain de jeu pour brouiller les pistes avec cette influence chinoise en son sein, mais qu\u2019il met aussi en valeur quand le h\u00e9ros la fait visiter \u00e0 notre \u00e9trang\u00e8re, qui d\u00e9couvre ce mus\u00e9e \u00e0 ciel ouvert avec un regard d\u2019enfant, tout lui semblant compl\u00e8tement in\u00e9dit, \u00e9trange et si beau \u00e0 la fois.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est s\u00fbrement l\u2019ingr\u00e9dient secret de Mainetti : prendre en compte le regard des personnages face \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, avec ce m\u00e9lange de fascination, d\u2019incompr\u00e9hension et d&rsquo;adaptation n\u00e9cessaire pour l\u2019accepter, n\u00e9cessitant une tol\u00e9rance et une envie qui ne sont clairement pas les m\u00eames suivant les personnages, le duo principal brillant tel un phare dans les t\u00e9n\u00e8bres de l\u2019exploitation et de l\u2019obscurantisme.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c7a ressemblerait presque \u00e0 un plaidoyer pour le vivre ensemble, et c\u2019est fait avec une intelligence folle tant Mainetti c\u00e9l\u00e8bre la diff\u00e9rence et la rencontre des cultures de la plus belle des mani\u00e8res, en brouillant les fronti\u00e8res cin\u00e9matographiques avec brio dans un film qui donne autant envie de manger des dim sums que des p\u00e2tes arrabiata. \u00c7a peut para\u00eetre un peu incongru au premier abord, mais qu\u2019importe car au final, vous \u00eates s\u00fbrs de vous r\u00e9galer.<\/p>\n\n\n\n<p><em>La Citt\u00e0 Proibita, de Gabriele Mainetti &#8211; Sortie prochaine<br>Pr\u00e9sent\u00e9 en Ouverture de l&rsquo;Etrange Festival 2025<\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"\u3010Official Trailer\u3011Forbidden City \u300aLa Citt\u00e0 Proibita\u300b  (2025)\" width=\"770\" height=\"433\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/M3Mzgj7FVNg?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gabriele Mainetti nous avait d\u00e9j\u00e0 impressionn\u00e9 avec son premier film Lo chiamavano Jeeg Robot, qui m\u00e9langeait super-h\u00e9ros et gangster italien avec un panache certain, et c\u2019est peu dire que nos espoirs s\u2019\u00e9taient confirm\u00e9s sur Freaks Out, dont l\u2019ambition de film historique fantastique \u00e9tait intacte \u00e0 l\u2019\u00e9cran dans une production solide et g\u00e9n\u00e9reuse. 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